Les agricultures familiales, une chance pour la planète

Aimeriez vous savoir pourquoi j’accompagne avec plaisir les organisations de producteurs à renforcer leurs capacités institutionnelles? La réponse est que l’agriculture familiale forme la base sociale de la plupart des pays en développement tout en contribuant à l’approvisionnement des marchés domestiques mais aussi internationaux. Ce type d’agriculture est le premier secteur d’emploi au monde, elle constitue aussi, paradoxalement, la grande masse des agriculteurs en situation de pauvreté et d’insécurité alimentaire. Voici une vidéo explicite de l’Agence Française de Développement.

Ma modeste contribution au renforcement des organisations agricoles paysannes

Je me nomme Mahamadi ROUAMBA, depuis 2010 j’accompagne les organisations rurales agricoles à intégrer les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans leurs projets et programmes de développement. Ayant accompagné plusieurs organisations, j’ai constaté que leurs difficultés à répondre aux attentes de leurs partenaires techniques, financiers, commerciaux et aux attentes de leurs membres, sont très souvent liées à une faiblesse institutionnelle simple. Elles manquent d’informations sur leurs adhérents. A titre d’exemple, une organisation de productrices d’amende de Karité a eu des difficultés à fournir à son partenaire commerciale 800 tonnes d’amandes de karité conformément à ce qui était stipulé dans leur contrat. Dans la même période, une autre organisation a fourni 400 tonnes seulement alors qu’elle avait la possibilité d’en fournir le double. Après analyse, il est ressorti que le point faible des institutions paysannes était le manque d’informations fiables sur leurs membres : les capacités, les ressources et les moyens de production dont ils disposent.

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Sollicité à plusieurs reprises par des organisations voulant disposer de ces informations, j’ai d’abord opté de les aider à mettre un dispositif de collecte manuel et d’analyse numérique en place. Très vite ce système à révéler ses limites pour l’acquisition de données fiables et le respect des délais dont on disposait. La saisie sur des ordinateurs des données collectées sur papier a été à chaque fois très fastidieuse. Etant un témoin, de ces difficultés rencontrées par les organisations dans le processus d’acquisition de leurs données, J’ai alors mis à leur disposition un service innovant de collectes de données que j’ai nommé Beoogo Collect. En langue nationale mooré « Beoogo » signifie « demain ou future ». Ce service innovant s’appuie largement sur des applications mobiles permettant d’administrer aux producteurs un questionnaire numérique, de mesurer la superficie de son exploitation agricole, de géo-localier son exploitation. Les applications utilisées peuvent fonctionner sur des téléphones Android de bas de gamme.

Le coffret Beoogo Collect dispose des outils technologiques suivants :

Beoogo collect

Une application pc de conception de questionnaire numérique. Ce logiciel qui fonctionne sans la connexion internet, permet de concevoir un questionnaire numérique pouvant être lu par les appareils mobiles Android. Il peut rendre le questionnaire intelligent, en l’adaptant aux informations collectées sur le terrain. Par exemple: si une question ne doit pas être posée à producteur à cause des réponses précédentes, la question est automatiquement sautée.

EcranUne application Android permettant aux appareils Android de lire les formulaires numériques conçus par la première. Cette application permet à l’enquêteur d’administrer un questionnaire qui peut contenir du texte, des chiffres, la voix, des coordonnées GPS, des photos, des signatures, des codes-barres… Elle permet d’interrompre un entretien et de le reprendre. Cette application peut être configurée pour transférer les questionnaires remplis en ligne sur un serveur de stockage de données.

ScreenshotUne application pc et une plateforme en ligne permettant d’agréger plusieurs questionnaires remplis provenant de plusieurs appareils Android. En présence d’internet même de bas débit, la plateforme internet d’agrégation peut être utilisée. En l’absence d’internet l’application pc permet de faire la même chose. Cette application peut convertir et rendre compatible le fichier agrégé avec les logiciels de traitement et d’analyse de données statistiques.

Sans titre 2Une application Android de tracée de la superficie et du périmètre des exploitations agricoles. Une fois installé et lancée sur un appareil Android, cette application calcule la superficie et le périmètre du terrain que vous être en train de parcourir. Il suffit de faire le tour de la plantation pour qu’elle affiche la superficie et le périmètre correspondant.

ExploitationUne application pc d’information géographique qui permet de visualiser les exploitations agricoles. Ce logiciel permet d’obtenir une vue par satellite des exploitations.

Sans titre 3Récemment, j’ai déployé tous ces outils est une organisation de petits producteurs agricoles dénommé Fondation Faso Biocarburant au Burkina Faso. L’organisation fait la promotion de la culture du jatropha en tant que plante bioénergétique, mais également en tant que source de revenus supplémentaires pour les producteurs via la vente de la graine et du carbone stocké par leurs plantations.

jatrophaLa certification est actuellement le seul obstacle qui empêche les producteurs de valoriser le carbone stocké. L’obtention du certificat nécessite des informations très précises et périodique sur les plantations.  Depuis 2011,  la fondation peine à fournir à temps les informations demandées par ses partenaires. Pour résoudre ce problème, la fondation a opté de bénéficier des innovations de Beoogo Collect. Elle dispose actuellement de 16 enquêteurs dotés de tablettes sur lesquelles sont installées les applications décrites plus haut.

IMG_7861Grâce aux applications et à la formation reçues, les jeunes animateurs-enquêteurs de la fondation ont enquêté et mesuré la superficie de près de 800 exploitations agricoles de la province de la Sissili et de celle du Nayala en seulement 14 jours d’enquête. Les formulaires remplis étaient instantanément transféré sur un serveur en ligne, ce qui a permis à l’équipe technique de la fondation de disposer de données qu’elle pouvait analyser pendant que la collecte suit son cours.

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Grâce aux outils contenus dans Beoogo Collect, en seulement trois semaines la fondation dispose  d’un résultat qu’elle obtenait autre fois après un mois et demi de travail. Ce gain considérable de temps n’est pas le seul atout de Beoogo Data Collect. Il permet à l’organisation d’économiser l’argent utiliser autre fois pour payer les agents de saisie de données.

Beoogo Collect est pertinent pour les organisations de producteurs et productrices végétales ou animales qui ont besoin de collecter des données.  Mon projet est de permettre à un plus grand nombre de producteurs de bénéficier de ce service à moindre coût.

Utiliser les TIC pour le renforcement institutionnel des organisations de producteurs agricoles

La productivité et la rentabilité de tout activité agricole est basé sur les informations dont le producteur dispose sur ces propres capacités, ressources, moyens et environnement de production. Si ces informations peuvent être collectées, actualisées et accessibles au besoin, elles seront les meilleurs atouts du producteur contre les aléas de la production et du marché. Grâce au système Beoogo Collecte mis en place par TICanalyse 01, Les producteurs agricoles membres de la Fondation Faso Biocarburant peuvent désormais accéder à leurs propres informations en temps réel. Ces petits exploitants agricoles espèrent obtenir la certification du carbone stocké par leur plantation pour pouvoir le valoriser. Beoogo collecte qui est un ensemble complet d’applications pour mobiles Android permettant de collecter de données, de tracer des superficies, de géo-localiser des exploitations agricoles, est pour eux un atout.

Pour plus d’informations contacter TICanalyse 01 ici

Un exemple concret de projet TIC et jeunes pour l’agriculture (ICT4Ag)

Photo de famille après la formation des producteurs-enquêteurs

Photo de famille après la formation des producteurs-enquêteurs

la fondation Faso Biocarburant est une organisation qui fait la promotion de la culture du jatropha en tant que plante bioénergétique, mais également en tant que source de revenus supplémentaires pour les producteurs via la vente de la graine et du carbone stocké par les plantes. La certification est actuellement le seul obstacle qui empêche les producteurs de valoriser le carbone stocké. L’obtention du certificat nécessite des informations très précises sur les plantations.

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Formation des jeunes producteurs à la collecte des données avec des tablettes numériques

Depuis 2011,  la fondation peine à fournir à temps les informations demandé par ses partenaires techniques, financiers et commerciaux. Confrontée à cette difficulté, elle a alors fait appel à l’expertise de TICanalyse 01 pour l’appuyer à collecter et traiter les informations sur les exploitations en un temps record. TICanalyse 01 a alors mis en place un système de collecte de données en temps réel et un système de tracée des superficies des exploitations agricoles, tout cela avec des tablettes numérique Androïde.

Coffret d'outils de collecte de données avec appareils mobiles android

Coffret d’outils de collecte de données et de tracée des exploitations avec appareils mobiles android

Après avoir administré le questionnaire et effectué la tracée de la plantation les animateurs transmettent le formulaire rempli sur le serveur de stockage en ligne via une connexion EDGE disponible grâce à la carte SIM fourni avec la tablette.

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Un aperçu des données collectées sur le serveur de stockage de TICanalyse 01

En seulement une semaine de collecte ils ont transmis sur le serveur 400 formulaires remplis contenant les informations de 400 exploitations  agricoles de la province de la Sissili et de celle du Nayala. Avec l’ancienne méthode de collecte, ce résultat représente un mois et demi de travail. Avec la nouvelle méthode, en sept jours de terrain l’équipe technique de la fondation avait à sa disposition ces données qu’elle pouvait analyser pendant que la collecte suit son cours.

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Un aperçu des données analyse par l’équipe en seulement 7 jours de terrain

Cette vidéo retrace l’ensemble du processus et des acquis:

Des tablettes numériques pour améliorer le système de santé au Burkina

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Illustration de l’initiative

Quatre cents tablettes électroniques équipées d’une carte SIM et d’un logiciel pour améliorer les diagnostics posés par les infirmiers en brousse: c’est le challenge audacieux que notre Fondation Terre des hommes et le Ministère de la Santé du Burkina Faso ont décidé de relever, avec le soutien de la Bill & Melinda Gates Foundation et de l’UNICEF. Ce concept innovant va permettre chaque année d’offrir de meilleurs soins à plus d’un demi-million d’enfants de moins de cinq ans et ainsi de faire reculer la mortalité infantile de cette population très fragile.

Le mercredi 15 janvier 2014 a vu le lancement officiel d’un projet audacieux mis en place par Terre des hommes (Tdh) et le Ministère de la Santé du Burkina Faso. Le IeDA (Integrated e-Diagnostic Approach) va améliorer le système de santé du pays, en informatisant les données des centres de soins pour les enfants de moins de cinq ans.

L’objectif de cette approche innovante est de réduire la mortalité infantile au Burkina Faso, là où un enfant sur huit n’atteint pas l’âge de cinq ans, principalement à cause de pathologies bénignes mal diagnostiquées.

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La vidéo au service de l’agriculture grâce à l’ONG Acces Agriculture

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Logo de Access Agriculture

Du 04 au 08 novembre, j’ai assisté à la 1ère conférence internationale sur les TIC pour l’agriculture dénommée ICT4Ag organisée par CTA à Kigali au Rwanda. Lors de cette conférence qui se voulait le lieu par excellence pour échanger avec les acteurs de l’innovation agricole et technologique, j’ai rencontré le Dr Paul Van Mele: Chairman de l’ONG Access Agriculture. Qu’est ce que Access Agriculture? Voici la réponse que donne le professeur M. Moni, ancien directeur général du National Informatics Center en Inde à cette question:

[…] une innovation porteuse d’avenir en communication pour le développement agricole

Pour moi la vidéo que j’ai réalisé sur cette organisation en visitant son stand lors de la conférence en est ma réponse. En effet tout comme Acces Agriculture je tenterai (j’espère avec succès) de vous expliquer l’essence de cette initiative en utilisant la vidéo. Cette ONG fait la même chose, mais pour divulguer les bonnes pratiques agricoles. L’innovation de leur initiative réside surtout dans la disponibilité des vidéos dans 46 langues. En tant que consultant en usages innovants des TIC pour le développement j’ai été satisfait, également en tant que burkinabé puisque j’ai trouvé des vidéos en Mooré, en Dioula, en foulnfoundé, en gourmatché et en Lobiri.
Suivez plutôt la vidéo et rendez-vous ensuite sur www.accessagriculture.org

Technologies: ce qu’il faut retenir de 2013 et attendre de 2014

L’entrée en bourse de Twitter

De l’entrée en Bourse de Twitter à la déferlante attendue des lunettes et autres accessoires interactifs, voici quelques événements marquants de 2013 et les tendances qui se dessinent pour 2014 dans le secteur technologique.
Twitter, Netflix et Android font carton plein

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6 essential characteristics of ICT4Ag

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CARET 2013: Afrique, numérique, économie et regulation

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Du 22 au 24 octobre s’est tenu à Ouagadougou à l’hotel Laïco la deuxième Conférence Africaine sur la Régulation et l’Économie des Télécommunications. Cette conférence avait pour but de mettre en rapport des communautés qui ne se croisent pas de façon courante, notamment le milieu académique, la société civile, les opérateurs et régulateurs. Les débats, les échanges et partages d’expériences qui ont eu lieu trois jours durant se faisaient autour de trois (03) mots clés : Afrique, numérique, économie et régulation.

Synthèse des travaux

La session inaugurale intitulée « prospective du numérique » a été présidée par Monsieur Paul Noumba, représentant de la Banque Mondiale. Cette session a été marquée par une seule présentation, celle de M. Laurent GILLE enseignent Chercheur à Telecom ParisTech.

Il a présenté une étude sur la dynamique d’Internet en 2030. Cette étude fait une prospection du développement de l’Internet en 2030 et met en évidence les étapes d’évolution de l’Internet depuis son introduction dans les années 90 et montre que Internet en couvrant l’ensemble de l’économie a permis une évolution rapide de la technologie et modifié les usages et les comportements des consommateurs. L’avenir de l’Internet présage davantage des transformations profondes de la société de l’information.

La deuxième session intitulée « la demande et la transition technologique » a été présidée par M. Gaston ZONGO, DG de BIDS. Elle a été ponctuée de Cinq présentations.

  • M Sami Tabbane de la Tunisie, a présenté les opportunités du haut et du très haut débit de l’internet mobile.
  • Monsieur Alassane KAFANDO,  ingénieur en télécommunication à Télécel Faso, s’est intéressé à l’utilisation des réseaux ad ‘hoc pour  améliorer  la production agricole et permettre l’accès haut débit à moindre coût des populations africaines en particulier dans le milieu rural.
  • Augustin Foster CHABOSSOU, professeur à l’Université  d’Abomey Calavi de Cotonou au Bénin est intervenu sur l’élasticité de la demande individuelle.
  • Monsieur Ismaël TRAORE, ingénieur en télécommunications à Télécel Faso a porté sa réflexion sur l’alimentation en énergie des sites GSM.
  • Monsieur Ilias Nasser NGOUHOUO, Ingénieur en télécommunication à l’Autorité de régulation du Cameroun a fait une communication portant sur la  « valeur économique des ressources de numérotation au Cameroun à l’ère de la régulation ».

La troisième session intitulée « contributions au développement », a été ponctuée par trois présentations et présidée par M. Brelotte BA, DG de Orange Niger.

  • M. Mahamadi ROUAMBA Consultant en usages innovant en TIC pour le développement à travers le thème « méthodologie de formulation d’un projet d’intégration des TIC dans un programme de développement : méthodes et outils » a abordé la question des échecs des projets TIC. Pour M. ROUAMBA, ces échecs sont dus essentiellement à la méconnaissance ou à la non prise en compte des outils de planification des projets TIC.  Pour pallier à ces insuffisances, il propose deux outils que sont l’analyse du flux d’information et le plan technologique.

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Page de garde de ma présentation

  • M. Etienne TSHISHIMBI, membre de l’ISOC Sénégal, il a abordé le thème de la participation des jeunes à la gouvernance des TIC.
  • M. Yao SOGLO de l’Université d’Abomey-Calavi (Benin) est  « TIC et croissance en Afrique : une illusion ? ».

La quatrième session intitulée « contributions au développement »  a été présidée par M. Oumarou SIE de l’Université de Ouagadougou et marquée par une seule présentation faite par M. Mor NDIAYE BAYE de l’ARTP du Sénégal à travers le thème « comment orienter le développement territorial des infrastructures et des accès ? ».

  • M. Cheikh Abdallah Cheikh Baye de l’Autorité de Régulation de Mauritanie, s’interroge sur la possibilité d’utiliser les outils microéconomiques pour démontrer l’existence de collusion sur le marché du mobile en Mauritanie.
  • Mme Salamata Rouamba de l’ARCEP du Burkina Faso, s’est posé la question de savoir quelle pourrait être l’attitude de la régulation face à la multiplicité des offres commerciales des opérateurs notamment les bonus sur le crédit de communication.

  • M. Alexis MAINGARD de Télécom ParisTech à travers le thème « succès et échecs des privatisations en Afrique » s’interroge sur les facteurs de réussite ou d’échec de la privatisation d’un opérateur de télécommunications en Afrique.

Trois présentations ont ponctué la cinquième session présidée par Maitre Salifou DEMBELE.

  • Au cours de cette session, M. Franck Comlan de l’ONATEL s’est interrogé sur la problématique de la protection des consommateurs des services de communications électroniques au Burkina Faso.
  • Mme Aude Schoentgen, Doctorante à Télécoms Paristech aborde la question de la valorisation des opérateurs et des licences en Afrique.
  • M. Karimou Salifou Directeur de la Régulation à Airtel Niger a entretenu l’assemblée sur l’arbitrage entre concentration et concurrence  dans les télécommunications africaines.

La dernière session sur la coopération internationale a été Présidée par Mme Fati Moussa de l’ARM du Niger et a été constituée par la seule présentation de M. Patrick SAERENS.

  • M. Patrick Saerens, chargé de cours en droit public économique à l’IC-HEC et l’IHECS de Bruxelles a abordé la question des régulateurs nationaux, entre coopération et intégration panafricaine.

Une table ronde animée par monsieur Laurent Gille autour de thématiques clôturé les travaux.

Conclusion

A l’issue de la CARET 2013, il se dégage que l’ARCEP Burkina et Telecom ParisTech ont vu juste en renouvelant cette conférence d’envergure régionale et internationale, aujourd’hui unique espace francophone du Continent, qui réunis les acteurs africains et internationaux autour des questions de politique et de régulation du secteur des télécommunications et des TIC.

En effet, les 72 heures d’échange, de réflexion et de débats ont permis avec l’appui de personnes ressources, d’identifier les défis de l’heure pour l’Afrique. Au nombre de ceux-ci figurent les préoccupations et questionnement ci-après :

  • Comment développer les réseaux large bande ? (Bande passante : accès, maillage, service data, opérateur d’infrastructure, mutualisation des backbones, …)
  • Quels types d’opérateurs (opérateur non opéré, MVNO) aurons-nous dans les années à venir et comment les réguler ?
  • Fonctions du régulateur : est-ce le rôle du régulateur de défendre les consommateurs ?
  • Comment développer l’innovation en Afrique ?
  • Inciter les politiques à inclure ces défis dans leurs analyses prospectives serait salutaire pour l’Afrique.

Table ronde des étudiants en gestion de projets en fin de formation à l’ISIG International

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Qu’est-ce que l’Université Aube Nouvelle (ex-Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion – ISIG International ) peut entreprendre pour valoriser les étudiants en gestion de projets dont il vient d’achever la formation ? La réponse à cette question a été obtenue à l’issu d’un atelier table ronde organisé par les étudiants en gestion de projets de l’ISIG .

 » Il est plus que jamais nécessaire de faire face aux incertitudes actuelles et futures qui s’imposent à nous avec  plus de force que jamais. Notre capacité à y faire face, nous en sommes certains, nous viendra de notre éducation et de notre formation ; si elles sont basées sur une vision claire, sur des stratégies visionnaires et sur la participation d’une grande variété d’acteurs » Étudiants en Master, Gestion de projets, ISIG International , promotion  2010/2011

L’administration de l’ISIG qui représenté par Monsieur GNOUMOU, Directeur des Études de l’ISIG et Madame BOUDA, Directrice de cabinet du Président Fondateur de l’ISIG, a bien voulu faire une allocution pour l’ouverture officielle de la rencontre.

Madame BOUDA nous a encouragés et félicités en ces termes : « […] Je voudrais vraiment saluer cette manière de vous organiser pour travailler, je crois que c’est une première à l’ISIG, que les étudiants s’organisent pour mener une réflexion sous la forme d’un atelier table ronde et c’est une très bonne chose, une très bonne initiative… »

Monsieur GNOUMOU, Directeur des Études de l’ISIG, a appuyé l’intervention de son prédécesseur en soulignant que : « […] C’est une première à l’ISIG et nous espérons qu’après vous, d’autres filières, d’autres promotions suivrons votre exemple. […] Comme vous le savez, ici à l’ISIG nous sommes constamment à la recherche de l’excellence, tant dans la formation que dans l’accompagnement des étudiants après leur formation et pour cela nous ne manquerons pas d’utiliser les résultats de ce présent atelier. »

Vers un atelier table ronde des étudiants en gestion de projets

Quelques semaines avant la fin de notre formation en gestion de projets, l’administration de l’ISIG a eu la brillante idée de solliciter de nous, un document dans lequel nous préciserions ce que l’établissement pourrait faire pour chacun d’entre nous. Après quelques jours de réflexions, nous avons décidé d’organiser un atelier table ronde lors duquel cette problématique serait à l’ordre du jour.

Pourquoi un atelier-table ronde ? Atelier d’abord, parce que l’équipe chargée de faciliter cette rencontre a effectué des recherches portant sur ce que les établissements d’enseignement supérieur de la place et de l’étranger font pour leurs étudiants en fin de formation – notamment ceux en gestion de projets ; une autre présentation a consisté à fournir aux étudiants la maitrise de l’outil méthodologique qu’ils allaient utiliser pour fédérer leurs attentes à l’égard de l’ISIG en terme de valorisation. Mais aussi table ronde : la table ronde est tout indiquée pour une discussion sur des enjeux importants où interviennent plusieurs parties prenantes. Il s’agit d’une façon efficace d’échanger des opinions, de partager des points de vue pour un nombre relativement peu élevé de personnes.

Les objectifs de l’atelier

Finalité de l’atelier :

Déterminer une stratégie de valorisation efficace des étudiants en fin de formation en gestion de projets.

 Buts de l’atelier :

  • Déterminer des axes d’interventions pour la valorisation des étudiants en fin de formation en Gestion de projets– promotion 2010-2011.
  • Formuler des recommandations pertinentes à l’ISIG pour l’amélioration de la formation en Gestion de projets.
  • Formuler des requêtes pour la clôture de l’année académique de la présente promotion Master 2 de Gestion de projets;

Les attentes des étudiants regroupées en méta plan

Pour obtenir ce méta plan, nous avons individuellement noté sur des post-it ce que nous voulons que l’ISIG fasse pour nous. Ensuite nous avons réuni les post-it dont les contenus étaient convergents sous une même appellation ou axe:

La mise en commun du contenu de nos post-it nous a permis d’obtenir quatre grandes attentes des étudiants envers l’ISIG dans la valorisation des étudiants en fin de formation, à savoir :

  • Nous voulons que l’ISIG nous facilite l’obtention de stages et d’emplois.
  • Nous voulons que l’ISIG renforce nos capacités dans certains domaines, en plus de la formation que nous avons déjà reçue.
  • Nous voulons obtenir des bourses d’étude et des bourses d’inscription pour poursuivre notre formation.
  • Nous voulons obtenir un soutien pour entreprendre et faire des consultations.

La suite de l’atelier a consisté à l’identification par vote du besoin le plus important et du besoin le plus urgent parmi les quatre axes précédemment identifiés. Mais avant de procéder au vote, nous avons donné un contenu à ces deux notions. Le besoin important doit correspondre à la finalité de notre formation qui est l’insertion professionnelle dans la gestion des projets. Quant au besoin urgent, circonscrit dans une dimension de temps plus restreinte, il doit  contribuer à atteindre le premier.

Besoin Important pour les étudiants

Chaque étudiant a été sollicité pour choisir le besoin qui est le plus important pour lui parmi les quatre que les post-it nous ont permis d’obtenir. En voici le résultat par ordre d’importance

  • Stages et emplois
  • Renforcements de capacité
  • Bourses d’études et d’inscription
  • Entrepreneuriat et consultations

Il ressort de ce vote que l’obtention d’un stage et d’un emploi dans le domaine de la gestion des projets constitue le besoin important qui fédère les étudiants. Cela pourrait paraitre  incompréhensible vu qu’il y a déjà des professionnels parmi nous ! Ce qu’il ne faut pas occulter est que ces derniers  n’exercent pas forcément dans le domaine de la gestion des projets, par conséquent eux aussi, tout comme les étudiants sans aucune expérience professionnelle, voudraient obtenir un peu d’expérience dans la gestion des projets.

Le besoin urgent pour les étudiants

A cette étape nous avons reconduit la même procédure que précédemment mais cette fois, le vote concerne le besoin prioritaire qui fédère et prend en compte le besoin prioritaire du plus grand nombre d’étudiants. Chaque étudiant a été sollicité pour choisir le besoin qui pour lui est prioritaire parmi les quatre recensés. En voici le résultat par ordre de priorité:

  • Renforcements de capacité
  • Bourses d’études et d’inscription
  • Entrepreneuriat et consultations
  • Stages et emplois

Les 4 scénarios possibles après l’identification des besoins fédérateurs

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Le scénario 1 est le plus souhaitable, il envisage l’avenir des étudiants en fin de formation dans un contexte où l’ISIG leur facilite l’obtention de stages et d’emplois et renforce leur capacité.